mercredi 4 février 2009

GaultMIllau lance son label

Dans le paysage agroalimentaire déjà chargé de labels et autres signes de reconnaissance (par forcément gage de qualité), GaultMillau fait son retour en GMS (versus exclusivité Monoprix révolue) en créant un nouveau label « élu par le jury GaultMillau ».

Forte de sa valeur de recommandation et de son positionnement haut de gamme, la mention GaultMillau figurera dès le mois de mai sur des fromages, du foie gras, de la viande de canard et même sur des soupes lyophilisées ou des produits surgelés.
Le jury (12 happy few mêlant consommateurs (2) et "experts": chefs, journalistes, critiques, artisans...) testera à l’aveugle et jugera le produit sur des critères organoleptiques.
12 sur 20 sera la note minimale à obtenir pour se voir apposé de ce nouveau label...

Et pour le consommateur perdu sur les autoroutes sur-signalisées de la food industry, à quand le panneau qui certifie ceux qui certifie ?

Essensis, plus si essentiel...

Suite de la saga Essensis :
L'arrêt des ventes sur le marché français de la marque de yaourt Essensis interroge sur le bien-fondé des produits marketés cosmétofood et sur le potentiel de ce marché de niche encore immature.

Lancé en 2007, le yaourt aux vertus cosmétiques et dermonutritives semble ne pas avoir trouvé son public.
« La marque a connu un lancement fulgurant en 2007 » mais a été « impactée par le contexte de crise et la baisse du pouvoir d'achat », a reconnu une porte-parole, d'autant plus que « c'est un produit novateur qui nécessite du temps pour être installé». Danone va « [se] focaliser cette année sur [ses] marques-piliers pour relancer la croissance » et l'arrêt d'Essensis « est complètement lié à cette volonté ».
« Nous continuons la recherche sur le produit, nous continuons à croire dans ce territoire de la dermonutrition et nous attendons de retrouver une période plus favorable à ce genre de lancement pour revenir » éventuellement en France, selon cette porte-parole.

Source : LES MARCHÉS du 3 février 2009

jeudi 18 décembre 2008

Le Dire et Le Goût primé
au Grand Prix Stratégies
de la Communication 2008

Le 10 décembre, au Théâtre du Merveilleux à Paris, lors de la soirée du Grand Prix des stratégies de communication, Le Dire & Le Goût a été primée pour l’exposition DESIGNe-moi une race à viande, événement anniversaire conçu et réalisé pour le compte du CIV (Centre d’Information des Viandes).

Le prix a été attribué dans la catégorie « Événement grand public d’information d’intérêt général ou sectoriel » où une douzaine d’agences et annonceurs concourraient pour présenter et valoriser leur stratégie de communication. Seules 2 agences – La Washing Machine et Le Dire & Le Goût – ont été nominées et c’est la toute jeune agence de relations publiques et presse, Le Dire & Le Goût, qui a raflé la mise !

« Un pari osé et triplement gagné », pour Isabelle Larignon, la directrice de l’agence, « puisqu’après avoir convaincu une filière, au prime abord frileuse au design culinaire, puis séduit un large public et la presse avec un sujet tel que la viande, c’est la profession qui reconnait la pertinence de nos actions ».
Ici, le palmarès du Grand Prix des Stratégies de communication 2008

FLAME, Meat'hic odeur...

FLAME by BK est la nouvelle idée des équipes de BURGER KING pour faire parler de la chaine de restauration rapide.

Lancé aux Etats-Unis, "FLAME" est un parfum dont les fragrances reproduisent les arômes du célèbre sandwich WHOPPPER, le "favorite burger in América..." d'après le site dédié.
Destiné aux hommes, FLAME et ses senteurs de viande sont censés mettre le feu à toute carnivore brulante de désir pour le mâle qui s'en serait aspergé...

Ceux qui seraient tentés par l'expérience peuvent se procurer le vapo FLAME sur le site dédié firemeetsdesire.com ou à New-York dans certains points de vente (prix de vente environ 3 euros).
A noter, sur le site, parmi toutes les affreuses images-clichées d'instants séduction, un amoureux, écrivant un poème, déclame tout haut sa prose enflammée en... français. So cliché !

lundi 15 décembre 2008

RestaurArt, premier magazine chinois
dédié à la cuisine

Forts de près de 10 000 restaurants chinois, un groupe de chinois d'Outre-mer lance le magazine RestaurArt dédié à la culture alimentaire chinoise.

Cette première revue chinoise en Europe se veut un lieu de réflexion sur la restauration et la cuisine chinoises qui pâtissent d'un déficit d'image (non respect des normes d'hygiène, traçabilité des produits, qualification des cuisiniers, rareté des restaurants haut de gamme...).

100 % financé par "des Chinois d'Outre-mer" (je cite Le Quotidien du Peuple), RestaurArt cible les travailleurs de la restauration et les gourmets de la cuisine asiatique et devrait être distribué dans les restaurants, hôtels et aéroports...
"Nous avons décidé de créer une plate-forme média afin de développer la restauration chinoise, et d'élargir l'impact de la culture alimentaire chinoise en France." a déclaré M. Li Yuxin, un de co-fondateur et l'éditeur du magazine.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

jeudi 27 novembre 2008

Relais & Châteaux Guide 2009

Nouvelle formule, nouveau format et nouvelle signature* pour le guide RELAIS & CHÂTEAUX 2009 conçu par l'agence Young&Rubicam (Publishing/Production 57).

Imaginé comme une oeuvre littéraire, chacun des 480 établissements se raconte en une page unique et le narrateur n'est autre que l'écrivain Douglas Kennedy.
La Posta Vecchia-Roma, shootée par Thierry Cron
Annonce presse
*" Le tour du monde
ne se fait plus en 80 jours,
mais en 480 pages."

lundi 24 novembre 2008

Collecte de nourriture
par la Fédération des Banques Alimentaires

Les 28 et 29 novembre prochain, dans les magasins supers et hypermarchés, la Fédération des banques alimentaires lance une nouvelle collecte de nourriture pour une redistribution aux différentes associations et organismes caritatifs luttant contre la faim et la pauvreté.
L'opération sera relayée et médiatisée en presse, web, radio et TV.
Le film TV réalisé par Eric Lartigau pour l'agence M&C Saatchi.Gad. met en scène une famille aux placards et frigo vides où la nourriture fantôme disparait ou réapparait. La comédienne Marina Foïs en voix off reprend la signature de la campagne "Sans nourriture, la vie s'arrête".
"Les 90 000 bénévoles mobilisés pendant ces deux jours font le pari de battre des records et de collecter 10 000 tonnes de denrées, ce qui permettrait d’assurer l’équivalent de plus de 20 millions de repas, soit environ 14% de la distribution annuelle".

"Depuis 1984, date de création de la première Banque Alimentaire française à Paris, 78 Banques Alimentaires se sont créées pour couvrir la majorité du territoire français. Ainsi, grâce à leur implantation et à leur réseau de 4 890 associations et CCAS partenaires, les 79 Banques Alimentaires fournissent une aide alimentaire à près de 760 000 personnes issues de milieu rural ou urbain".
2 extraits du site de la FFBA.

Le site Banque Alimentaire

dimanche 2 novembre 2008

Biennale du design - Saint Etienne
Soupe de ville

Du 15 au 30 novembre 2008, l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Etienne participe à la Biennale internationale design 2008.

"Soupe de ville"
"L'École Nationale Supérieure d'Architecture développe un projet portant sur la ville de Saint-Étienne et la requalification de ses espaces urbains vacants par leur mise en culture à des fins alimentaires (micro-agriculture).
"Soupe de ville" permet de mobiliser dans des processus participatifs, l'ensemble des acteurs et habitants de Saint-Étienne.
Rendre la ville consommable suppose une attitude éthique et responsable. Le projet vise à interroger et à maîtriser les différents cycles et processus de production: de la germination à la fabrication et à la distribution collective de la soupe sans oublier les questions de recyclage et de gestion des déchets.
Basé à la fois sur les réseaux institutionnels et sur les bonnes volontés des réseaux associatifs, le projet implique différents acteurs sociaux — depuis le service des "espaces verts" de la Ville de Saint-Étienne, les lycées agricoles, les écoles primaires et maternelles du quartier Jacquard...
Il s'agit de créer de nouvelles synergies dans un processus où la notion d'adaptabilité ou de "vacance" est considérée comme motrice: ou comment jardiner la ville, suivre les potentialités du lieu, écouter ce que demande le terrain…
Il s'agit également de présenter des expérimentations qui placent l'individu au cœur du développement de la vie urbaine.

La distribution de soupe 1 soir / 1 site / 1 soupe

La distribution est mobile et se fait soit à proximité des lieux de production, soit dans des lieux marquants de la Biennale du Design, lors de vernissage ou de soirées spéciales... Un véhicule spécifique, le Baravane conçu par Alexandre Boivin, Simon Arnou, Cyril Boudig Maxime Oger / Jonathan Vidal / Andréas Campagno, Olivier Renevret, étudiants à l'école nationale supérieure d'architecture de Nantes, mentionné au concours Minimaousse 3 constitue le point soupe.
Un kit de consommation est fourni: bol, cuillères, serviette, sachets sel & poivre, pain.
5 Tables mange-debout "Soup Party" designées par Loëtitia Cornélie installées sur chaque lieu de distribution de la soupe."
Extrait du site de l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Saint-Etienne

jeudi 30 octobre 2008

Cuisine Insolite
de Mose et Raymond Oliver
réédité aux Editions de l'Epure

Souvenez-vous...
Les années 60,
La télévision prenait tout juste des couleurs,
Art & Magie de la cuisine était la première émission culinaire télévisée de tous les temps.
Dans le rôle de Madame Loyal, Catherine Langeais,
sous la toque et aux fourneaux,
Raymond Oliver, le grand chef
qui révolutionna la cuisine
et fit monter au firmament des 3 ETOILES le célèbre GRAND VEFOUR.

Toute une époque.
LES ÉDITIONS DE L’ÉPURE vous proposent d’y replonger à travers la réédition d’un ouvrage truculent,CUISINE INSOLITE édité pour la première fois en 1969.
PRÉSENTATION :
Co-signé les doigts dans la prise par Mose, le grand illustrateur humoriste et Raymond Oliver, CUISINE INSOLITE fut et est encore un livre de recettes pas comme les autres.
Avec esprit et humour, chacune des 22 recettes, complètement loufoques et farfelues mais néanmoins réalisables, y est mise en texte et en dessin dans un style graphique toujours d’actualité.
Affirmons-le, CUISINE INSOLITE est aussi et surtout un livre d’art d’une grande qualité graphique, reflet de toute une époque.
Délirant, poétique et gourmand, ce livre-objet unique en son genre trouve sa juste place au sein du catalogue iconoclaste des Éditions de l’Épure.
Plus qu’un hommage aux “monstres sacrés” que sont Raymond Oliver et Mose, cette réédition s’apparente davantage à une volonté de célébrer l’Art Culinaire.
Tous les sens y sont contentés ! Les amateurs de tous poils y trouveront même le plaisir de caresser la barbichette laineuse du chef caricaturé en soupière sur la 1ère de couverture…

AUTEURS :
Raymond Oliver est né en 1909 à Langon.
Chef cuisinier et propriétaire du Grand Véfour jusqu’en 1983, véritable institution et longtemps 3 étoiles au Guide Michelin, il devient célèbre auprès du grand public en 1953 avec la première émission de télévision consacrée à la cuisine, Art et magie de la cuisine, qu’il a animée en compagnie de Catherine Langeais. Le succès est immédiat. Raymond Oliver a inauguré une histoire d'amour entre la télévision et la cuisine qui ne s'est jamais démentie au fil du temps. Il est également l’auteur de nombreux livres gastronomiques.

Mose est né en 1917 à Saint-Jean-de-Boisseau. Après des études à l’école des Beaux-Arts, il se lance dans le dessin humoristique. Ces dessins sont rapidement publiés dans les journaux du monde entier. En 1949, Mose publie avec André François et Chaval, l’album de dessins Manigances qui devient une bible de l’humour et du dessin sans parole. Il participe au groupe des humoristes associés : H.A. Il récoltera deux grands prix : en 1972 celui de l’humour noir et en 1986 celui de l'humour blanc. Un ouvrage sur l’ensemble de son œuvre est à paraître aux éditions Le Cherche-midi.

Auteurs : Raymond Oliver et Mose
Maquette de Jean Jirou-Najou
Format carré 280 x 280 mm
88 pages - impression 5 tons directs
Couverture pleine toile noire illustrée et ornée d’une barbe en tissu laineux contrecollé
Dos carré cousu collé
Prix public : 50 euros
ISBN : 978-2-352-55088-4
Éditions de l'Épure

Extraits
La recette de la soupe à l'avocat
L'escargot du chanoine

Contact presse Isabelle Larignon et
Le Dire & Le Goût.
Editions de L'Epure

lundi 20 octobre 2008

Réouverture du Musée International de la Parfumerie de Grasse

Après trois de travaux, la ville de Grasse ouvre son nouveau "Musée international de la parfumerie".
Le lieu se présente comme l'unique collection publique au monde dédiée à l'histoire des fragrances.
Les cinq bâtiments architecturés par Cédéric Jung présentent l'histoire du parfum dans ses dimensions technique, esthétique, sociale et culturelle.
"L'histoire du parfum, ce n'est pas seulement celle d'une industrie liée à la mode, au luxe, dont la France est devenue le principal acteur. Depuis l'antiquité, le parfum est aussi au carrefour de la thérapeutique, de la cosmétique, du culinaire, voire du sacré", explique la conservatrice Marie-Christine Grasse.

Sur un fond de 50 000 objets, 3 000 environ sont exposés : brûle-parfums cérémoniels de l'Égypte ancienne ; vases à huile, boites à fard et onguents parfumés de Mésopotamie; décoctions de plantes aux effets astringents ou antiseptiques de la France médiévale, flacons...

Pour guider le visiteur, le musée propose un parcours olfactif chronologique et interactif organisé selon trois axes : parfumer pour séduire, pour soigner, pour communiquer.

Pour en savoir plus, le site du Musée international de la Parfumerie

vendredi 3 octobre 2008

Prendre le bouillon
ou boire la tasse...

La crise, la crise, ils n'ont plus que ce mot-là à la bouche. Alors parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer, voici comme une prévision de ce que certains pourraient s'infliger...
Voici LE RÔTI NOYÉ !


Meurtre ou suicide ?
On ne sait mais ce que l'on devine, c'est que lui, le rôti, il va apprécier de prendre le bouillon et boire la tasse. Si seulement, on pouvait tous en dire autant.

Illustration extraite de l'excellent livre
CUISINE INSOLITE de Raymond Oliver et Mose,
réédité aux Éditions de l'Épure.

jeudi 11 septembre 2008

Label bio européen
recherche designer pour nouveau logo

Afin d'uniformiser la pléthore de labels bio utilisés dans les différents Etats membres de l'UE, la Commission Européenne souhaite organiser un concours auprès d'étudiants en art et design.

Toutefois, l'apposition de ce nouveau logo sur les emballages, à partir du second semestre 2010, ne rentrera pas en concurrence avec les logos nationaux puisque ces derniers ne seront pas supprimés... !!

Le site européen pour l'agriculture biologique, c'est ici.

lundi 8 septembre 2008

Le Noël de Martine Camillieri
pour Badoit

Martine Camillieri distille sa poésie sur la table de l'eau des digestions légères.

Jusqu'au 9 septembre, dans le cadre du salon Maison&Objets, sur le stand Badoit, la plasticienne met en scène les plaisirs et la magie des tablées de Noël.

Sur les thèmes de la forêt - la buche de Noël l'aurait-elle inspirée - et de la tradition des 13 desserts, Martine Camillieri a imaginé deux cènes comme deux nouvelles réponses à sa réflexion sur l'usage et le recyclage alimentaire.


Le festin dans la forêt propose un univers naturaliste et féérique où la vaisselle de fête est biodégradable et les décorations comestibles ; tandis que Le Buffet des 13 desserts, tel le mythe de Pandore revisité, invite le convive à ouvrir 32 boites en carton blanc pour dévoiler et laisser s'échapper 13 secrets gourmands.


A partir du 25 septembre, Martine Camillieri exposera pendant un mois son travail sur les camions-bidons aux Éditions de l'Epure (rue Sablière dans le 14ème).
Cette série de photos a obtenu une mention spéciale de la part du jury au Festival International de l'Image Environnementale (FiiE) à Paris.

vendredi 5 septembre 2008

Sentinelles de sel
Jean-Pierre Formica

Dans le cadre de la Nuit Blanche parisienne, la Préfecture de Paris accueillera dans son enceinte l'artiste Jean-Pierre Formica.

Un écran géant projettera un film narrant l’installation de vingt mannequins de cristaux de sel.
Telle une armée silencieuse plongée dans les Salins de Camargues, les silhouettes sculptées témoignent du rapport au temps, de la naissance et de la métamorphose d’un corps à un autre et de la rencontre entre la nature et le geste.
© Eric Preau - Sculptures de sel de Jean-Pierre Formica

Design september à Bruxelles

Dans le cadre du Festival Design september, le design s'installera jusque dans les assiette d'une sélection de restaurants bruxellois.

Pour la troisième année consécutive, la Food & Wine Academy, sous la houlette de Christelle Verheyden et Eric Boschman, remet le couvert "design" pour des variations chocolatées.
Qu'il soit blanc, au lait ou noir, peu importe, pourvu que ce soit chocolat. Du contenu à la présentation, de l'assiette au dressage de la table, tout est permis...

Une quinzaine de restaurants proposeront un menu original en trois services sur le thème "tout chocolat".

Infos et liste des restaurants participants sur le site www.designseptember.be

mercredi 3 septembre 2008

Week end Eclair chez FAUCHON

Ce week-end (du 5 au 6 septembre), Fauchon présente, au 26 place de la Madeleine, une rétrospective de 4 ans de création éclairée...

Imaginés au fil des ans par Christophe Adam, pas mois de 34 éclairs salés et sucrés s'offriront (enfin 5 euros tout de même) aux regards et aux papilles.
Pour l'occasion et en cette rentrée 2008, FAUCHON lancera L'éclair Joconde aux arômes chocolat et amande. POurquoi la Joconde ? Le mystère reste complet, comme son fameux sourire...



Crédit photo : FAUCHON

vendredi 29 août 2008

Pur plaisir by Thierry Richard
pour Renault

Quand Renault, pour un teasing européen sur sa nouvelle Laguna coupée, invite 12 blogueurs, amateurs de belles et bonnes choses, à s'exprimer sur ce que représente pour chacun d'eux le "pur plaisir", cela donne autant d'exercices de style intimistes en image et en mot que de jouisseurs.

Le principe : une capitale, un blogueur, une passion, des plaisirs.
Paris, Milan, Berlin, Londres se laissent narrer et dévoiler, là par un inspiré de design, ici par un élégant, et plus près de nous encore par un gastronome. Dans ce rôle, bien sûr, Thierry Richard, non pas moins élégant parisien aux gracieux coup de fourchette et d'oeil.

En attendant la lecture de ses Chroniques du plaisir et d'étendre nos longues jambes à bord d'une de ces Laguna coupée, laissons-nous transporter en pays richardien où tout n'est que luxe, calme et volupté...


Cette campagne de pub 2.0 a été conçue par la toute jeune agence Balistik*Art.

Pour découvrir tous les films, suivez par ici la ligne du pur plaisir.

jeudi 21 août 2008

La table d'Eugène - 75018 Paris

En chauvine riveraine de la rue Eugène Sue, quelques lignes sur un restaurant fraichement ouvert au 18 de cette même rue qui pourrait bien devenir la bonne table de ce bas côté de la Butte Montmartre.

Après être passé par les pianos du Bristol, du Plaza, d'El Fogon et du Why not, le jeune chef Geoffroy Maillard ouvre fin juillet 2008 son propre établissement, La Table d'Eugène.
Mystère de la vie, Mystères de Paris, une longue quête et le hasard le menèrent jusqu'à Eugène Sue.

Du fond des assiettes, on reconnait la maîtrise technique apportée par le passage dans une grande maison. La carte intelligemment construite met en exergue le produit travaillé.

Quelques exemples
RISOTTO Crousti-moelleux, pleurote au jus
FOIE GRAS En ravioles de volaille, émulsion truffe
VEAU la côte de 300 gr, charlotte rôtie à la Sabrosada et pousses d'épinard
ANANAS Carpaccio, pistou miel basilic et sorbet pamplemousse

Assurée par Daphnée (l'épouse du chef, fleuriste à ses heures), la décoration sobre, élégante (ton gris des murs , rideaux à rayures, lumière un peu crue) et rafraichissant les moulures d'une vieille boulangerie manque un peu de chaleur mais laissons-leur le temps de s'installer.

Un de mes coup de coeur : le baba à l'absinthe

La formule du midi à 17 euros comprend un plat, 1/4 de boisson, un café gourmand.
Le soir comptez environ 50 euros par personne pour une formule entrée/plat/dessert/vins

La table d'Eugène
18, rue Eugène Sue - 75018 Paris
Réservation (indispensable) au 01 42 55 61 64
M° : Jules Joffrin (ligne 12) ou Marcadet Poissonniers (ligne 4)

samedi 2 août 2008

Sur la route des vins de Crète

Connaissez-vous le kotsifali ?
Oui ? alors êtes-vous sûrement amateur de vins crétois ou ampélographe car moi jusqu'à la lecture de l'article de Michel Samson, je n'avais jamais entendu sonner ce joli mot. Le kotsifali est un cépage (endémique ?) de Grèce et de Crète tout comme le rare plyto.
Promenons-nous dans l'émoi et les mots de Samson pendant que l'été est là ; voilà qui donnera peut-être des idées d'évasion ou de dégustation...

La Crète à travers ses vignobles
LEMONDE.FR | 01.08.08
© Le Monde.fr

Pour approfondir le sujet :
Le site des caves de la famille Lyrarakis situées dans la plaine d'Alagni dans la région d'Heraklion.
A quelques kilomètres de là, le village de Peza où Nicolas Miliarakis cultive et produit ses vins sous le nom de Minos.
Quelques explications généralistes sur le site de l'ambassade
et enfin le guide Meet and Eat in Crete pour connaitre toutes les bonnes tables, fromagers etc, etc...

vendredi 25 juillet 2008

Le Dire & Le Goût déménage...

Une rentrée à venir sous le signe de la renaissance, Le Dire & Le Goût déménage fin août pour installer ses bureaux au 7ème ciel de la rue François 1er en plein coeur du triangle d'or ! Zingzing !

A voir comme un avant-goût de déménagement, le petit film d'animation, "Move In" de la graphiste Sherwood Forlee. Merci Eric pour ce clin d'oeil.

lundi 14 juillet 2008

USB Wine, révolutionnaire...

Grâce à USB Wine, on ne dit plus "faire pisser la vigne" mais "faire pisser son Mac ou son PC"...

Découvrez une nouvelle technologie révolutionnaire "USB WINE" et téléchargez d'un simple clic plus de 1 200 vins en direct des domaines via le site usbwine.com.

Démonstration en vidéo :



Pure fiction pour un bel exemple de buzz internet conçu* pour promouvoir le site de ventes privées de vins en direct des domaines 1jour1vin.com .

*conçu par ZS2 Creative et Warm Up Interactive

vendredi 11 juillet 2008

Soupers fins
de Philippe Di Méo

FLAN DE MIRA-BELLE, RÊVE HUMIDE,
POMME DE DISCORDE, APHRODITE A LA NAGE,
DÉVÔT-RATION, TOURNEDOS BARBE-CUL,
CROQUEMBOUCHE MYSTERE... sont les titres des 7 films gourmérotiques du designer Philippe Di Meo.

Concoctés avec la complicité de marques de luxe pour les mises en forme (Baccarat, Goyard, Ruinart,...), de chefs français pour les mises en bouche (Thierry Marx, Sébastien Gaudard...) et de Sabine Pigalle pour les mises en images, les 11 objets y sont sublimement mis en scène/cène dans une lumière et un décor angéliquement blanc, les femmes y sont parfois ridicules mais l'ensemble léché fascine par son esthétique épuré et alléchante.

L'un de mes détournements d'objets favoris : la boule à thé de L’ORFEVRERIE D’ANJOU version geisha qui distille et infuse ses parfums en troublant l'eau non pas du loup mais d'un poisson rouge en son bocal.
Pour les gourmands, rouge comme l'éclair de la passion dévorante...
extrait de MIRA LA BELLE (Christofle & Fauchon)

Pour les gourmets fétichistes du soulier...
ou comment prendre son pied avec la pelle à tarte/chausse pieds/fouet...(Christofle & Dalloyau)

La video teaser est visible ici

Souper Fin, collection d’objets uniques
de Philippe Di Méo, jusqu’en novembre 2008.
L’Eclaireur, Galerie Royale, rue Boissy d’Anglas, 75008 Paris.

jeudi 10 juillet 2008

EDIBLE.COM
Si si, ça se mange...


A découvrir EDIBLE.COM une boutique on line (basée à Londres) de denrées pour le moins exotiques et originales.

Véritable cabinet de curiosités, chaque spécialité gastronomique est classée selon ses vertus (APHRODISIAC) ou bien selon votre profil de mangeur HERBIVOR, CARNIVOR, INSECTIVOR etc...

C'est ainsi que pour échauffer ses papilles et le corps, on peut commander dans la gamme APHRODISIAC une sucette d'or 24 carat (£3,75) :


ou bien de la Vodka au scorpion (£18), l'alternative à la sage olive...


et tout un tas de produits dérivés à base de perles ou de poudre de perle (sucette encore...)



INSECTIVOR ET CARNIVOR ne sont pas en reste, jugez plutôt au travers de cette petite sélection :

Boules de chocolats fourrées de fourmis géantes


Chips de fourmis géantes grillées


Sucette Tequila / chenille


Curry de viande de crocodile

EDIBLE.COM, ça se mange bien, reste à savoir si c'est bon. That is the question.

RCA* lance BlogWatcher au féminin

BlogWatcher au féminin est un service de veille et d’analyse de tout ce qu'internet compte de conjugué au féminin (sites internet, blogs, réseaux sociaux, plates-formes communautaires).
Pensé comme un outil de pilotage, il permettra aux marques et annonceurs, qui souhaitent créer une relation de proximité et interactive avec leur cible féminine, de mieux définir leur stratégie marketing et de communication on-line.

*RCA : REGUER CAPITAL ASSOCIATES

OASIS, le célibat c'est pas bon

Jusqu’au 17 juillet prochain, la marque Oasis lance une opération événementielle imaginée par Syracuse. L'objectif : "mettre fin au célibat" de son personnage en forme de framboise, baptisé Frambourgeoise, et mettre en avant son produit pomme-cassis.
Des comédiens déguisés en en pomme ("Oncle Pom"), en cassis ("Joe Le Cassis") et en framboise déambuleront en 4x4 électriques, à Lyon, Paris, Lille et Marseille, cet été.
Au programme : échantillonnage, musique, jeux de rôles…
Source : CB NEWS

Le Pineau des Charentes - Agence Venise


Ca sent les vacances et c'est un peu ma Madeleine de Proust (et oui, je suis du coin... La Rochelle), alors vive le Pineau des Charentes qui s'offre de la pub !

Après 3 années de forte présence radiophonique, le comité national du "Pineau des Charentes" reprend la parole en presse avec une nouvelle campagne signée par l'agence Venise.
La nouvelle signature "Pineau des Charentes. Du grand art pour l’apéritif" réaffirme le positionnement axé sur la qualité.
Dans cette logique, les trois nouveaux visuels visibles tout l'été (période correspondant à un des pics de consommation) joue avec l'univers de la joaillerie.



dimanche 6 juillet 2008

"Strange Decanter" d'Etienne Meneau

© Etienne Meneau - Carafe N° 5


Avec leurs jeux de jambes longues et graciles et leur cou étiré, ces sculptures de verre auraient pu être une forme d'hommage à la Girafe et au Carafon de la mélodie de Ravel, il n'en est rien ou presque puisqu'il s'agit de carafes à décanter le vin.

Rappelant les tubes à essai des chimistes, Etienne Meneau s'inspire du jeu racinaire complexe des arbres pour donner forme à 8 carafes. Chacune culminant à 60 cm de hauteur peut contenir une bouteille de 75 cl.

Comme le sang coulant dans les veines, elles prennent sens et vie à la vue du liquide s'écoulant dans leurs lits de verre. Une fois remplies, elles mettent en valeur les couleurs du vin et m'évoquent un système vasculaire mis à nu.

Plus d'informations sur decanter.free.fr
Album photos sur le blog "Strange decanter"
Pour en savoir sur Etienne Meneau, c'est ici

© Etienne Meneau - Carafe N° 5

© Etienne Meneau - Carafe N° 4

"Du haut de la canopée, on entend le gargouilli du ventre des arbres..."

Quand à Maurice, une coopérative sucrière en difficulté financière ouvre sa forêt aux grimpeurs-voltigeurs et au public pour leur donner à voir le monde du haut de la canopée des arbres, cela donne des découvertes et des sensations nouvelles à vivre comme écouter la sève montée dans l'arbre...

Quelques adresses et "Destination délire" une émission de radio pour se prendre pour Le baron perché :

- le site du Syndicat National des Grimpeurs d'arbres
- le site du Tree climbing
- le site de CAFOTROP , projet de découverte des insectes à la cimes des forêts tropicales.
- Excursion en tyrolienne à Maurice Tyroli

lundi 30 juin 2008

Des gâteaux & du Pain

Traverser tout Paris pour un rendez-vous pas drôle présente parfois des agréments plein de surprise.

Trésor de guerre du jour :
la découverte de la boulangerie-pâtisserie Des gâteaux & du Pain.

Une boutique atypique dans sa scénographie qui emprunte plus aux codes du luxe et des boutiques de mode ou de joaillerie.
Ici pas de vitrines hautes avec la marchande cachée derrière mais des caissons vitrine bas, élégants et épurés campés au milieu de la pièce ou dans un coin plus secret.

Une boutique comme un écrin qui ne dévoile ses trésors qu'une fois entré à l'intérieur.
Tendues de tentures noires, les vitrines extérieures n'en sont plus et à l'inverse des lunettes noires cherchent à cacher ce qu'elles devraient montrer.

Une boutique comme un théâtre : tout y est noir et mordoré pour sublimer les stars des plateaux : brioches petites et grosses, kugelhopf, sablés, Saint-honoré, fraisier, cake chocolat, cake beurre salé (magnifique nappage bronze mordoré), pains en tout genre...

Beau, raffiné et surtout, surtout bon,
Des Gâteaux & du Pain
63, bd Pasteur 75015 Paris

mercredi 25 juin 2008

César sauce Stassart
à la Fondation cartier

A l'occasion de l'exposition consacrée au sculpteur César (du 8 juil. au 26 oct. 2008 à La Fondation Cartier) et dans le cadre des Soirées Nomades, Gilles Stassart et l’équipe du restaurant Transversal (MacVal-Vitry) proposent de découvrir de façon gourmande le travail de César.

Cela donne à voir et à goûter cinq bouchées, chacune associée à une œuvre, comme autant de variations culinaires des Compressions, des Expansions ou des Empreintes humaines.

Une visite gustative à expérimenter les 1er et 2ème mercredi et jeudi de juillet à 21h.

Crédit : Nicolas Hoffmann


Autre hommage à César ou plutôt à la barbe de César, le dimanche 20 juillet à 15h, Gilles Stassart s'adonnera à un happening performing dingding.
Sous les yeux aguerris d'huissiers du Guiness World Records, il défiera les lois de l'apesanteur et revisitera l'idée d'expansion en créant la plus grande Barbe à Papa du Monde.
Ca promet d'être sticky pinky sur les vertes pelouses du jardin de la Fondation.
Le performance sera soutenue par la fanfare punk, Les fils de Teuhpu.
Crédit : Aude de Bourbon Parme

lundi 23 juin 2008

A l'eau, thon thon,
pourquoi tu tousses plus ?

A lire 3 articles comme autant de regards sur l'actualité de l'interdiction de la pêche au thon rouge en méditerranée :
- Le télégramme du 23 juin
- le Parisien du 17 juin dernier
- Le Post

Tous les chemins mèneraient-ils à la Bananeraie ? Comprend qui peut.

Alors que la caravane des "Trublions du goût" démarrait sa première tournée* street marketing ce samedi à Paris, Michel & Augustin, les marketers chouchou des médias, se sont payés le luxe d'une ligne...

Sur le mode du guerilla marketing, les 2 tarzans des vertes prairies s'incrustent via un petit sticker sur les plans des 3 lignes de métro (6,8,10) qui croisent La Motte-Picquet/Grenelle, station la plus proche de la Bananeraie, autrement dit des bureaux de la joyeuse compagnie où tout un chacun est invité à se rendre.

* LA TOURNÉE
_7 kangoo rhabillées au couleur de la Vache à boire
_5 grandes villes en 16 dates
_des milliers de Petits sablés et de Vache à boire à acheter (1 vache = 5 euros reversés à l'associtation Bouée d'Espoir)

Häagen Dazs by Marc Brétillot
pour Le Grand Fooding d'été 2008

Elle aurait pu s'appeler "Nina" la nouvelle Häagen Dazs.
Designée par Marc Bretillot, cette glace n'est ni roc(k) ni pique mais punk.

C'est l'histoire d'une banale boule de crème glacée Vanilla Häagen Dazs qui rencontrant son styliste devient une bête de scène Fooding : crête rouge sur crane albâtre pour un relooking façon poulette punkette et alliances de saveurs détonantes (Poudre de riz et d'amande, crème de sésame, jus et dés de pamplemousse, betterave crue).

Pour avoir droit au concert du "dessert punk", rendez-vous à Nice le 29 juin et à Lyon le 6 juillet, pour Paris, c'est trop tard, c'était aujourd'hui.

dimanche 22 juin 2008

Cupcake for couple gay

Alors que la cour suprême de l'état de Californie vient de lever l'interdiction des mariages civils entre personnes du même sexe, Mrs Beasleys, une boulangerie hollywoodienne profite de cette nouvelle opportunité de fête pour commercialiser des petits gâteaux à offrir aux nouveaux marié(e)s.

Vendus par 2, ils affichent tout simplement le symbole de la préférence sexuelle du couple.

Pour nous, hétéros blasés de l'union, il ne devrait pas être trop compliqué d'avoir droit à notre petite boite, suffirait de mélanger les genres mais de par chez nous, le libre accès au mariage n'est plus tout aussi attractif.

PHOTO VUE DANS LE TIME

jeudi 19 juin 2008

Vanish et vanités chocolat

On l'a constaté notamment à la période de Pâques, le chocolat inspire les designers.

A voir, autres exemples remarqués chez nos voisins américains (de Los Angeles plus particulièrement), Walteria et Douglas Little.

Les premiers s'adonnent non pas à la chasse avec ces trophées d'animaux en chocolat mais cherchent au contraire à sensibiliser sur les espèces en voie de disparition.
Cela donne 3 pièces de chocolats comme 3 trophées extrêmement réalistes de koala, gorille et hippopotame, le tout présenté dans une belle boite ronde façon boite à chapeau. C'est vendu 50 dollars et une partie des fond est reversée à la WSPA (Word Society for the Protection of Animals).





Toujours dans le genre macabre et plus proches de nos vanités baroques, "mori ex cacao", les cranes en chocolat de d.l.& co. , inspirés de la collection memento mori nous rappelle de façon succulente que la vie est éphémère comme chocolat dans un placard.
3 couleurs de cranes pour 3 saveurs de couverture et de ganache...



vendredi 13 juin 2008

Le Petit Producteur :
Demande-lui qui cultive et il te garantira que c'est bon...

A bas l'anonymat ! Dans le joli monde de la consommation alimentaire où règnent exigence de traçabilité et recherche de qualité, l'association "Goûtez La Provence" a tout compris des nouvelles tendances de consommation en commercialisant ses fruits sous le label "Le Petit Producteur".

Kesako "Le Petit Producteur ?

Une idée comme toutes les bonnes tellement simple que personne n'y avait encore pensé : afficher sur toutes les étiquettes des produits, le nom et les coordonnées précises du producteur avec la localisation de son lopin de terre, (jusque là rien d'exceptionnel) et... et... parce que l'idée géniale réside en cela, mettre sa photo !



C'est génial, pourquoi ?

1/ La photo, c'est le "plus produit" (si, si, vu le joli minois de certains) comme gage de qualité, c'est la promesse et l'engagement du producteur réunis. Mais oui, il assume tellement bien qu'il signe de son portrait ! Si on va jusqu'au bout du concept, on est dans la dimension du "même pas peur" ; parce qu'au pire pour nous, anonymes consommateurs, si c'est pas bon ce qu'il y a dans la barquette et bien c'est simple, on a l'adresse et la photo du gus pour lui refaire le portrait...

2/ Parce qu'avec cette photo, on nous raconte une histoire. C'est l'imagination et l'humanisation qui nous emportent main dans la main ; j'irai même jusqu'à dire que l'histoire de la rose apprivoisée du Petit Prince n'est pas loin... Imaginez-vous, comme Le Petit Prince scrutant le ciel étoilé à la recherche de sa planète, face à votre étal primeur à la recherche de votre melon signé Philippe Bonnefoy. Il ne s'agit plus de n'importe quel melon, il s'agit de votre melon par Philippe, votre petit producteur.

3/ Le concept est tellement fort qu'on (le consommateur et le journaliste) en oublie les méthodes de production du petit producteur parfois tant décriées (cultures sous serre).

Enfin le concept, sur le fond et la forme, est très réussi :

  • Sémantiquement, c'est intéressant, "Le Petit Producteur", c'est David contre Goliath, c'est le petit maraîcher face aux gros industriels de France et de Navarre dont on ne se sait plus très bien comment ça pousse, d'où ça vient et quel goût ça a.

  • Graphiquement, bien vu : les portraits photos sont esthétisés par un judicieux noir et blanc rehaussé par le cartouche rouge de l'étiquette sur lequel les informations sont couchées en blanc avec des choix typographiques simples, délicieusement rétros donc tendances.

  • Commercialement, c'est l'occasion première pour des petits producteurs d'être référencés en grande distribution.

  • Economiquement, c'est pour le producteur une production vendue 20 à 30% plus chère aux distributeurs.

  • Qualitativement, une garantie pour le consommateur : tous les fruits dont les critères de sélection (taux de sucrosité, maturité, bon état des chairs) ne rentrent pas dans le cahier des charges spécifique, sont mis de côté pour une commercialisation générique. "Le Petit Producteur" est d'ailleurs le seul à garantir à 100% la qualité de ses melons...

Où trouver les produits ?

A Paris, tous les magasins Franprix et "La Grande Epicerie de Paris" proposent une sélection de produits de saison. Sur l'ensemble de la France, les produits de la gamme se retrouvent dans les magasins Auchan, Leclerc, Super U, Franprix, Carrefour et Géant Casino.

Plus d'informations sur le site "www.lepetitproducteur.com"

mercredi 11 juin 2008

Pour une consommation raisonnée de la viande

Tony Cenicola/New York Times
A l'heure du débat sur le bien-être animal et des enjeux notamment écologique de la consommation mondiale croissante de viandes, le journaliste Mark Bittman, dans le New York Times du jour, suggère au peuple américain, grand mangeur de viande, quelques conseils pour non pas devenir végétarien mais diminuer sa consommation de viande.

Considérant la culture alimentaire américaine qui place "la viande au centre l'assiette", l'article se veut une liste de recommandations pragmatiques et réalistes en phase avec l'"american style of eating". En commençant par "achetez moins de viande et plus de légumes", en passant par "oubliez le problème des apports en protéines" et "regardez différemment les menus des restaurants", suivez le guide... Putting Meat Back in Its Place - MARK BITTMAN

mardi 22 avril 2008

Elections américaines suite :
qui se taillera la part du gâteau ?

En attendant de savoir, vu à New York au Chelsea Market, de kitchissimes cupcakes qui se payent la tête des candidats...

Elections américaines :
dis-moi ce que tu manges,
je te dirais pour qui tu votes.

Robert Grossman - New York Times
Si ce que l'on mange en dit beaucoup sur qui l'on est, cela peut également aider à définir pour qui l'on pourrait voter... les sondeurs américains en tous les cas aimeraient à le croire... A lire, What's for dinner ? The pollster wants to know, un article de Kim Severson dans le New York Times daté du 16 avril dernier. Cela commence ainsi :
« Si dans votre réfrigérateur, il y a du beurre et du vin blanc et que dans la boite à biscuit se trouve des Fig Newtons, vous êtes susceptible de voter pour Hillary Clinton. Vous préférez l’huile d’olive, les céréales Bear Naked et un « latte » à emporter ? Vous êtes probablement plutôt du côté de Barak Obama… »

lundi 10 mars 2008

Carcasses - Philippe Cognée



Du 1er mars au 9 avril 2008, Philippe Cognée investit le nouvel espace de la Galerie Daniel Templon, avec « Carcasses », vue panoptique d’un abattoir. Réalisé en 2003, cet ensemble de 36 tableaux de petits formats (70,5 x 47 cm chacun) a fait l’objet de nombreuses expositions, notamment au MAMCO de Genève en 2006. « Carcasses » est présenté pour la première fois à Paris.

Après les supermarchés et les usines de recyclage, Philippe Cognée s’est intéressé aux abattoirs industriels et reprend le thème du bœuf écorché cher à Rembrandt, Soutine et Bacon. Mais ici, les immenses chairs sont baignées par une lumière vive et intense. Philippe Cognée reconstruit les rangées de carcasses comme des architectures, des bâtiments désertés. Inspiré par la vidéo, il les enchaîne dans un long travelling, où se succèdent gros plans et vues d’ensemble. Sa technique à la cire puis de chauffage au fer crée une impression de flou, explorant ainsi la notion de mémoire et de regard.



Technique
Philippe Cognée photographie ou filme en vidéo ses sujets. Puis en photographie quelques images diffusées par le moniteur. Ces images, telles quelles ou déconstruites, ré-assemblées, sont ensuite projetées sur le support (toile ou bois) et peintes avec des pigments mélangés à de la cire d'abeille.
La peinture terminée est recouverte d'un film plastique autocollant, transparent. Puis vient l'opération qui donne à l'oeuvre son caractère définitif : Philippe Cognée fait fondre au fer à repasser la couleur mélangée à la cire, qui se diffuse de manière aléatoire. Le sujet se perd ainsi dans le flou, la banalité quotidienne devient mystère.

Philippe Cognée est né en 1957 à Sautron (Loire-Atlantique). Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Nantes, il a reçu le Prix de Rome en 1982 et a été nominé au Prix Marcel Duchamp en 2004. Il enseigne à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris depuis 2005.

GALERIE DANIEL TEMPLON
30 rue Beaubourg 75003 Paris
www.danieltemplon.com

samedi 8 mars 2008

Le monde selon Monsanto


Le monde selon Monsanto, titre du livre et du film documentaire de la journaliste-réalisatrice Marie Monique Robin, est le fruit d'une enquête menée pendant 3 ans sur la firme américaine leader mondiale des biotechnologies et des OGM.

Elle-même fille d'agriculteur, le postulat d'enquête de départ de la journaliste n'était pas "faut-il être pour ou contre les OGM" mais quelle histoire cache cette multinationale des plus controversées de l'ère industrielle. Faut-il et peut-on lui faire confiance dans son discours de réassurance sur les OGM ? Quels enjeux à l'échelon mondial en terme de réglementations et de pratiques agricoles ? Quelles conséquences sur la consommation alimentaire et sur la biodiversité...

Après une première phase de recherches sur le net pendant 3/4 mois, fait important pour la journaliste qui souligne que toutes les informations qu'elle rapporte sont à la portée de tout un chacun sur la toile, Marie Monique Robin parcourt l'Amérique, l'Europe et l'Asie à la rencontre de scientifiques, de victimes, d'avocats, d'hommes politiques et de représentants de la FDA (Food and Drug Administration) et de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis.

Son travail d'enquête met en lumière notamment l'extrême puissance lobbyiste de la firme de Saint Louis. Pour exemple, comment Monsanto contrôle les agences de réglementations américaines (FDA) et parvient à imposer le système de réglementation qui convient et va dans le sens de ses pratiques : au début des années 90, l'avocat de Monsanto devient le n°2 de la FDA en charge d'écrire toute la réglementation des OGM aux USA, qui sera reprise ensuite en Europe... Cas concret d'application : Monsanto a réussi à faire interdire aux USA l'étiquetage d'origine des produits alimentaires qui est de rigueur en France. Aux USA, seul le label biologique peut être spécifié sur les emballages des produits.

Selon Europe 1, le film devrait être montré aux députés français le 31 mars prochain, soit deux jours seulement avant l'ouverture des débats sur les OGM à l'Assemblée Nationale.

La chaine ARTE consacre sa soirée du mardi 11 mars à la diffusion de ce documentaire (bande annonce du film à la fin du post)
- ici L'interview de Marie Monique Robin menée par Arte
- ici le blog
- le livre est sorti le 6 mars dernier aux Editions de la Découverte

Marie-Monique Robin s'est vue décerner, en 1995, le prix Albert Londres, pour "Voleur d'Yeux", traitant du trafic d'organes. Egalement le prix du meilleur documentaire politique, attribué par le Sénat, pour "Escadrons de la mort, l'école française", dépeignant les éventuelles liaisons unissant les services secrets français et leurs homologues argentins et chilien, en toile de fond la guerre d'Algérie.
Elle porte haut la fonction de la presse qui se doit d'être "un contre-pouvoir". Sa démarche journalistique s'inscrit dans celle d'Albert Londres (1884-1932)
:
« Notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie. »

mercredi 5 mars 2008

Noces de chocolat pour le joaillier Boucheron


Célébrant le 150ème anniversaire de sa création, le joaillier Boucheron multipliera tout au long de l’année 2008 des alliances inédites avec des signatures internationales. Chacune donnera naissance à des objets uniques exaltant les codes de la célèbre maison.
Pour exemple, le résultat de la collaboration avec La Maison du Chocolat qui joue avec l’animal emblématique du joaillier en réalisant un collier serpent en chocolat, rehaussé d’un diamant en forme de cœur, spécialement taillé pour peser 20.08 carats en référence à… l’année 2008 bien sûr.
La Maison du Chocolat et Boucheron lèveront le voile sur cette création en exclusivité à Tokyo le 14 mars prochain à l’occasion de White Day (un mois après la St valentin, les garçons remercient les filles qui leur auront offert des chocolats, en leur offrant à leur tour un présent de couleur blanche).
Pour les gourmets fous de chocolat et de leur femme, cette précieuse gourmandise sera ensuite mise en vente à la boutique Boucheron de Ginza.
En clin d’œil à cette collaboration mais aussi pour les bourses plus modestes, La Maison du Chocolat crée un coffret tel un écrin recélant un chocolat en forme de diamant cœur, ainsi que 12 ganaches assorties.

Quelques explications quant au bel ouvrage :
Sur la structure or d’un collier Serpent Boucheron, La Maison du Chocolat a réalisé un moulage en chocolat. Le corps du serpent en chocolat a ensuite subit la perceuse de joaillier pour être habillé de 3 000 billes de chocolat teintées avec des pigments alimentaires, puis taillées pour revêtir un aspect d’écailles. Cent soixante heures de travail plus tard, une fois appliqué le vernis protégeant de la lumière et de la chaleur, Boucheron a pourvu le serpent éphémère (200 grammes de chocolat) d’une parcelle d’éternité avec un diamant exceptionnel fancy browny yellow cœur.