dimanche 3 juillet 2011
mardi 8 février 2011
mardi 19 octobre 2010
La boucherie Le Couteau d'Argent
s'envole au grand complet
pour New-York
NEW-YORK ! PREPARE-TOI, CA VA SAIGNER !
La boucherie Le Couteau d’Argent s’envole au grand complet pour New-York et 4 jours de partage de savoir-faire boucher
Du 30 octobre au 4 novembre 2010,
Le Couteau d’Argent prend résidence
à la boucherie The Meat Hook de Tom Mylan,
le chef de file des neo butchers new-yorkais
HISTOIRE D'UNE RENCONTRE ENTRELE BOUCHER BOHÊME D'ASNIÈRES
ET LE NEO BUTCHER DE WILLIAMSBURG
Flash-back : premier semestre 2010, Yves-Marie Le Bourdonnec s’embarque avec Canal+ dans un tour du monde des pratiques d’élevage. Pour montrer(1) qu’aux USA, il n’y a pas que des Feedlots (parc d’engraissement bovins), l’équipe de tournage se rend à New-York rencontrer ceux qui se nomment les neo butchers. Ces hommes et ces femmes issus de différents métiers se sont reconvertis dans le métier de la boucherie par amour des viandes savoureuses de qualité.
A la recherche d’élevage à proximité de Manhattan, Tom Mylan s’adresse à de très riches propriétaires de vertes prairies dans le Maine ; il leur propose bovins brouteurs contre herbes fraîches... La filière d’approvisionnement maitrisée, la commercialisation3 également, reste à maîtriser de couteau de maître la valorisation et la découpe de la carcasse... et c’est là qu’intervient Yves-Marie Le Bourdonnec...
PETIT DISCOURS DE LA MÉTHODE
Yves-Marie, comment expliquez-vous ce déficit de savoir-faire boucher dans les pays de culture anglo-saxonne comme les USA et le UK ?
Cela s’explique historiquement par des raisons économiques. Aux USA, par exemple, il n’y a pas de notion de races à viande comme en France mais une notion de standards de goût et de texture. L’élevage anglo-saxon, le meilleur du monde, a tout fait pour industrialiser son système et produire avant tout des viandes grasses et tendres à moindre coût. Les éleveurs ont donc sélectionné génétiquement des bêtes pour obtenir de telles caractéristiques. Ensuite, sur de telles carcasses, la découpe n’a pas de sens, elle n’est pas valorisée. Le savoir-faire de découpe a ainsi toujours été simplifié : l’aloyau est tranché en rondelles et le reste fini en haché. Les américains, par exemple, n’utilisent en gros que le T-Bone, le rib steack (l’entrecôte), la côte, le filet et le steak, qu’ils font griller ou rôtir ; ils ont donc simplifié au maximum l’approche de la viande.Alors pourquoi aujourd’hui, un boucher comme Tom Mylan cherche t-il à maitriser des techniques de découpe plus poussées ?
Parce qu’avec une vache élevée à l’herbe, on est obligé d’avoir une approche différente. Ce type d’élevage coûte beaucoup plus cher. Tom se retrouve là avec les mêmes problématiques que les éleveurs et les bouchers français, à savoir valoriser le plus possible l’ensemble de la carcasse qui lui aura coûté cher. Notre savoir-faire boucher très particulier et le meilleur au monde est justement lié à notre histoire de l’élevage coûteux. Le boucher français a toujours cherché à rentabiliser chaque morceau de la carcasse car nos races à viande coûtent très cher. Tom Mylan a décidé d’utiliser des vaches à l’herbe comme cela se fait depuis toujours en UK et nous, on va tout simplement lui montrer nos techniques pour qu’il s’en inspire.Vous dites que les éleveurs anglais et les boucher français sont les meilleurs du monde, n’y aurait-il pas là quelque chose d’intéressant à mettre en place politiquement ?
Tout à fait ! Croisons nos expertises et nos approches ! J’essaie d’œuvrer en ce sens : partir à New-York initier des neo butcher, faire partie du Rosbifs Club et même alerter le Ministre de l’Agriculture, quand j’ai eu l’occasion de le rencontrer, sur la situation et le modèle économique de notre élevage, sont des petites actions pour peut-être de grands changements.BRÈVE HISTOIRE
DE L'ÉLEVAGE MADE IN US
La constitution du cheptel US est essentiellement dominée par les races d’origine britannique. Les principales races importées chronologiquement en Amérique du Nord sont le Longhorn (récemment primé d’un Coq d’Or par le Guide des Gourmands), le Beef Shorthorn, devenue la première race à viande au monde pendant la première moitié du siècle dernier, la Hereford, qui a aussi a été la première race à viande dans le monde en remplaçant progressivement aux USA la Shorthorn, puis l’Angus.
Propos recueillis par Isabelle Larignon
(1)L’émission sera diffusée sur Canal+ en prime time le 15 décembre prochain.
mercredi 13 octobre 2010
AUX LYONNAIS
Je ne sais ce que cela vaut n'y ayant jamais croisé le fer de mes couverts
mais l'idée est assez jolie pour être soulignée ici.
Pour fêter ses 120 ans, le bistro (ou devrait-on dire le bouchon) Aux lyonnais invite en résidence 4 chefs et une cuisinière pour une réinterprétation de sa carte :
Romain Chapel, du 19 au 30 octobre
Mathieu Viannay, du 2 au 13 novembre,
Michel Chabran, du 16 au 27 novembre,
Jean-Paul Lacombe, du 30 novembre au 11 décembre,
Sonia Ezgulian, du 14 au 23 décembre.
AUX LYONNAIS
32, rue St Marc 75002 Paris
Tél. 01 42 96 65 04
DÉJEUNER du mardi au vendredi
DÎNER du mardi au samedi
Pour fêter ses 120 ans, le bistro (ou devrait-on dire le bouchon) Aux lyonnais invite en résidence 4 chefs et une cuisinière pour une réinterprétation de sa carte :
Romain Chapel, du 19 au 30 octobre
Mathieu Viannay, du 2 au 13 novembre,
Michel Chabran, du 16 au 27 novembre,
Jean-Paul Lacombe, du 30 novembre au 11 décembre,
Sonia Ezgulian, du 14 au 23 décembre.
AUX LYONNAIS32, rue St Marc 75002 Paris
Tél. 01 42 96 65 04
DÉJEUNER du mardi au vendredi
DÎNER du mardi au samedi
samedi 2 octobre 2010
Les 400 Goûts
Du 11 au 21 octobre prochains, l’ESAD (École Supérieure d’Art et de Design) de Reims organisera la première édition des Rencontres Internationales de l’Art et du Design.

Designers, chefs cuisiniers, historiens, anthropologues et autres spécialistes de l’alimentation plancheront sur les rapports Cuisine / Geste / Corps / Représentation.
"L'espace de la cuisine est devenu scénique (...). le geste de cuisine autrefois transmis de génération à génération pour la sphère privée et de maître à élève pour la sphère professionnelle font maintenant l'objet de communications transversales tout azimut (...). L'esthétique de la transformation des aliments va jusqu'à faire disparaître les séparations entre les lieux de production et les lieux de dégustation, elle modifie l'architecture domestique ou des restaurants en plaçant la préparation au centre de la salle à manger. la table s'y affirme encore plus comme lieu culturel."Organisées en workshop, colloque et exposition (consacrée aux Paysages Alimentaires), ces rencontres nourriront aussi les ventres, le boire et le manger étant performés par Marc Brétillot (designer) et ses étudiants, Philippe Châtelain (plasticien son) et Eric Trochon (cuisinier).
Marc Brétillot
"Il est des paysages urbains, industriels, sonores, olfactifs, alimentaires... L'alignement de produits dans les linéaires de la grande distribution constitue bien un paysage, la vue d'un marché de plein air, une autre typologie alimentaire..."
Marc Brétillot
PROGRAMME
11-14 octobre à l’ESAD
Workshop international « design culinaire »
Thème « Cuisine et Geste »
Avec Diane Bisson, designer et anthropologue, enseignante à l’Université de Montréal ; Marc Brétillot, Frédérique Bastien, designers culinaires et enseignants, Georges Ribeiro, cuisinier (ESAD de Reims) ; Eric Trochon, cuisinier et enseignant à l’Ecole Supérieure de Cuisine Française Ferrandi ; Anne Xiradakis, designer ; Philippe Mille, chef du restaurant Les Crayères à Reims ; Renato Bispo et Sérgio Gonçalves, designers, enseignants à l’ESAD de Caldas da Rainha (Portugal).
14 et 15 octobre à partir de 20h
ROND DE SOUPE
Performance culinaire, au Manège de Reims
Thème « Cuisine et Geste »
Marc Bretillot (designer), Philippe Chatelain (plasticien son) et Eric Trochon (cuisinier) créeront une performance participative et gourmande.
vendredi 15 octobre, 10h – 17h
au Manège de Reims
Colloque International « Cuisine et design :
la question du geste, du corps et de la représentation »
Un colloque comme une passerelle dressée entre les arts du corps, le spectacle et la cuisine.
Avec les communications de : Alexandre Bella Ola, cuisinier (Cameroun/France) ; Serge Bismuth, doyen, directeur de l’UFR des Arts à l’Université Picardie Jules Verne (Amiens) ; Diane Bisson, anthropologue et designer (Université de Montréal) ; Fabrice Lextrait, opérateur culturel ; Armando Menicacci, directeur du laboratoire Médiadanse (Université Paris VIII) ; Alok Nandi, designer, auteur et réalisateur (Inde/Congo/Belgique) ; Laurent Poitrenaux, comédien (La Comédie de Reims) ; Patrick Rambourg, historien de l’alimentation (Université Paris VII Denis Diderot) ; Anne Xiradakis, designer ; les chefs cuisiniers Thierry Marx, Foodlab et Philippe Mille, Les Crayères à Reims.
Modération : Patricia Ribault, responsable de la recherche à l’ESAD de Reims.
Présentation de l’oeuvre vidéo Itadakimass de Anne Xiradakis.
Réservations pour le colloque
ESAD de Reims
12 rue Libergier 51100 Reims
contact@esad-reims.fr
tél. : 03 26 35 36 40
lundi 27 septembre 2010
Poudre de Neptune
Saké DASSAI 23
et Côte de boeuf NIKKA
Vendredi 24 septembre, rendez-vous à 20 heures
avec mon ami aux Palais de Tokyo pour la soirée WHISKY LIVE. En acceptant de l’accompagner, je ne savais pas que la sérendipité de la vie allait me donner la chance de partager le couvert et le verbe avec Messieurs Olivier Rœllinger, Toshiro Kuroda et Olivier Paultes.
Ce soir-là, les Food for Though et la part des anges me prouvèrent combien trois heures en leur présence justifient de donner encore du carburant au palpitant.
Les dégustations et le dîner étaient organisés par la Maison du Whisky et ce qu’elle nous donna à déguster en liqueurs - saké, thé puer, whisky, cognac, rhum – offrit aux gosiers et aux blazes plongeurs des envolées palatales et des jouissances olfactives enchanteresses.
Pour accompagner ces breuvages d’exception, il revenait d’accorder le fond des assiettes à Monsieur Gilles Stassart, en résidence cuisinière au Nomiya. C’est en approche laborantine et en tonalité dissonante que le jeu de l’accord fut fort bien mené.
N’ayant pas eu accès au menu et ayant la mémoire limitée, voici à peu près les réjouissances telles qu’elles se succédèrent ; leur inventaire étant surtout support à digressions pour narrer ici ce qui me tient en bonheur depuis deux jours : la générosité et l’érudition en partage de mes compagnons de table...
Primo Pianti :
Homard/Foie de lotte/sauce chocolat/ Poudre de Neptune + Saké DASSAI 23
Concoction anisée et iodée, la Poudre de Neptune d’Olivier Rœllinger compte une quinzaine d’épices anisées - anis vert, carvi, fenouil, badiane… - et de la porphyre (Rien à voir avec le porphyre), une algue semblable à celle utilisée pour les sushi, le nori, et que l’on trouve dans les eaux bretonnes. Ancien ingénieur chimiste, l’homme vint à la cuisine pour renaitre à la vie après que celle-ci lui donna de sales coups ; et le devenu grand chef - grand voyageur qui "aurait aimé écrire" nous emporta ce soir-là à dos de ses mots :
"Le jeu de ma vie est de créer
des poudres d’épices pour faire chanter et danser la cuisine."
"Je suis à la recherche des goûts du vent"
La douceur florale du DASSAI 23 était bienvenue pour calmer la tempête iodée de ce premier plat. Voici à peu près comment le passionnant Monsieur Toshiro Kuroda nous donna à entrée en matière avec notre dégustation de saké DASSAI 23 :
"L’idéal du saké cherche à se rapprocher de l’idéal de l’eau, de l’esprit de l’eau".Ainsi est-on loin des sakés les plus communément servis dans de drôle de petits bols à la fin des repas de certains restaurants dits japonais. Pour atteindre cet idéal, les grains de riz sont polis pour n’en garder que l’amidon, la quintessence de l’amidon. Il existe différentes catégories de saké selon le polissage du grain qui va de 40% à 77%. Plus le grain de riz est poli, plus le saké sera fin. Dans le cas du DASSAI 23, les grains de riz sont polis à 77%. Ainsi l’extrême pureté en amidon recherchée est-elle atteinte. Cela en fait un saké rare et d’exception.
Ensuite la fermentation du riz est faite à température basse, entre 5 et 11°C. Lors de ces fermentations, des bactéries se développent. Ces petites bêtes en consommant l’amidon le transforment en glucose.
Dans le cas du DASSAI 23, les petites bêtes en présence, étant affamées dans cet environnement peu favorable à leur développement, exsudent des larmes. Elles pleurent car elles ne sont pas dans une situation habituelle. Le DASSAI 23 est aussi le recueil de ces larmes.
Le saké peut être servi à différentes températures allant jusqu’à 55°. Le seuil minimal a été fixé à 5°C ; on dit alors « froid comme la neige » puis, entre 10 et 15°C, « frais comme le petit matin du jour du cerisier », puis à partir de 20°C, on précise « comme la chaleur douce de la peau d’une jeune fille », à 55°C, on dit tout simplement « très chaud »…
Pour faire un saké, on emploie de l’eau de source très peu minéralisée, la moindre présence en fer altère la fermentation et la saveur recherchée.
Pas de notion de terroir dans les sakés, les riz utilisés de diverses provenances sont des produits secs pouvant voyager, seul le savoir-faire du maitre saké compte.
Pour monsieur Kuroda, le saké s’apparente au vin et non à la famille des spiritueux. A table, il se comporte "comme une jeune femme japonaise, docile et douce, près de laquelle on peut être, manger et rester sans avoir à l'épouser", quand le vin, lui, est comme "une jeune femme parisienne au tempérament bien trempée" dont il faut calmer et apprivoiser les ardeurs par les sacrements du mariage et "comme dans tout bon mariage, les conflits sont les bienvenus"...
Le Dassai 23 est doux et délicat, au nez, c'est un beurre doux embrioché, en bouche, c'est fraîchement aqueux, floral, légèrement vert, ce pourrait être une rose rose en bouton à la fragile pâleur non encore éclose.
Heureux hasard encore : sur le chemin de ce dîner, je terminai le livre (qui me laissa un peu sur ma faim)Le Goût du Japon de Philippe Delacourcelle. Comme un prétexte à engager la conversation, je fis part de cette lecture à monsieur Kuroda. Il contenta mes attentes par cette simple phrase magistrale :
"La cuisine japonaise est l’art de la soustraction et de la division. Comme la musique japonaise crée du son pour faire ressortir le silence,la peinture, le vide, la cuisine japonaise tente de dénuder le produit jusqu’à en faire apparaître l’essence même…"
"En cuisine japonaise, on dit :
d’abord le couteau, après le feu." ...
Monsieur Toshiro Kuroda se présenta à notre tablée comme un épicier, c'est très juste et très noble mais il est tellement plus, il est celui qui oeuvre avec esprit et ferveur à porter à notre connaissance l'âme du nihon shoku.
Secondo pianti
Côte de bœuf Nikka/ PDT grenaille et champignon/ Coulis betterave-cassis + THÉ PUER
Le spécialiste qui nous présenta ce Puer affiné pendant dix ans le compara à un homme laid à qui on finit par trouver du charme… il lui trouva aussi en bouche du gras et du souple ; ceci ne me parlant guère, disons que ce thé fleurait bon le salpêtre prenant ses aises sur une pierre humide de cave.
Quant à la côte de bœuf Nikka d’Yves-Marie, elle dégageait une odeur forte de venaison et de cadavérine. Il me plait d’humer comment le Nikka accentue ici le caractère putride des exhalaisons carnées. J’aime que cela rappelle que nous mangeons là une chair désormais morte, sacrifiée pour notre bon plaisir.
Bref, l’ensemble était intéressant.
Le Puer, la grenaille, le champignon et la betterave en redondance terreuse, fichés de la carne tourbée, prenaient une dimension Lascaux qui seyait plutôt bien à cet ensemble automnal.
Pour la petite histoire, Yves-Marie fait maturer ses côtes de bœuf, qui vont par deux, prises au début du train de côtes car c’est là qu’elles sont les plus larges et les plus persillées et donc les plus à même d’absorber l’esprit de l’alcool, ses deux côtes-là donc (la 4ème et la 5ème pour les pointilleux et les skelètophiles) sont maturées cinquante jours, emmaillotées dans un linge imbibé du fameux whisky japonais Nikka. Chaque semaine, le lange est changé et renouvelé. Au final, le bébé aura absorbé pas moins d’une bouteille de Nikka tout en perdant l’eau contenue dans ses fibres. Le pépère (ou la mémère selon) passe ainsi de 3,5 kg à 1,2 kg gagnant en saveur, fondant et tendreté. Voilà un destin tout Button-Fitzgeraldien pour toute limousine passant entre les mains du Le Bourdonnec.
Fromaggi
Mousse de crème de ? (camembert,brie...)et fève tonka/fruits secs + WHISKY de...
c'est à ce moment-là, que je perdis le fil...
Intermède
COGNAC de la maison FRAPIN (Grande Champagne, double distillation, divin, doux, notes d'écorces d'agrumes)
Il dolci
Savarin chocolat monolytique/aubergine confite avec ? (pétardement intéressante et délicieuse)/ coulis à ? + RHUM « BLACK TOT»
à suivre...
mardi 21 septembre 2010
L'Odorat
vu par François Houtin
L'Odorat, 02-1982
Eau-forte sur cuivre tirée sur Rives
15x11 cm
L'ODORAT
Extrait de l'album "Cinq Jardins * Cinq sens"
composé de 5 gravures originales de François Houtin
accompagnées de poèmes de Federico Garcia Lorca.
Éditions Michèle Broutta
Le Goût vu par
François Houtin

Le Goût - sept 1981
Eau-forte sur cuivre tirée sur Rives
15x11cm
C'est un aquafortisteCet aquafortiste est François Houtin dont je découvre actuellement le très beau travail.
un graveur paysagiste
qui marquette à façon
Aqua ton
un aquafortiste
un esthète pépiniériste
qui vernie dans un seul ton
Aqua bon
LE GOÛT
Extrait de l'album "Cinq Jardins * Cinq sens"
composé de 5 gravures originales de François Houtin
accompagnées de poèmes de Federico Garcia Lorca.
Éditions Michèle Broutta
mercredi 24 février 2010
mercredi 13 janvier 2010
Eco Design - Tendance 2009 : Partie 2, 4 tendances majeures illustrees
Eco Design - Tendances par l'agence Pourquoi tu cours
mercredi 28 octobre 2009
Green Berry Tea
Quand l'art de l'origami s'applique au sachet de thé, c'est un peu de poésie qui déploie ses ailes au fond des flots infusés.
Pour assister à cet envol, évitez la porcelaine, préférez la transparence du verre ou du borosilicate...
Green Berry Tea par la russe Nathalia Ponomareva.
mardi 13 octobre 2009
LUI CUISINE réédité
aux Éditions de L'épure

MESSIEURS, à vos bourses,
MESDAMES, videz celles de vos hommes
et offrez les recettes et
conseils d’un maitre queux
exclusivement réservés à l’Homme Moderne…
MESDAMES, videz celles de vos hommes
et offrez les recettes et
conseils d’un maitre queux
exclusivement réservés à l’Homme Moderne…
Pourquoi « lui » ?
Tout simplement parce que « ce livre a été écrit à l’attention des hommes » et plus précisément « à l’attention des hommes qui veulent se distraire de leurs occupations ou préoccupations en cuisinant » mais surtout faisant acte de cuisine, un acte d’amour pour leurs amis, leur maitresse, voire la femme devenue épouse…
« L’amour a mieux à faire que de se nourrir d’eau fraiche » aussi pour l’auteur « l’homme qui cuisine est un ami parfait, un amant délicat. Parfois, un mari acceptable » et c’est sous ces trois états de l’homme - qui peut heureusement recouvrir les trois à la fois ! - que l’auteur triptyse son manuel et strip-tease la cuisine.
Ce qui change dans cette réédition ?
Rien ou si peu ! La part belle a été redonnée aux illustrations de Topor dont la poésie étouffait quelque peu, coincée qu’elle était entre les colonnes de textes.
L’ancienne jaquette s’est muée en poster rendant hommage aux filles à épingler, alias pin’up, qui étaient au centre du magazine.

Collector, le poster sera encarté dans les livres commandés par les cents premiers souscripteurs...
À vos bons de commande auprès des Éditions de l'Épure !
Un extrait de cet ouvrage plein d'esprit bienveillant pour la gent masculine et délicieusement misogyne...
Dans le volet consacré à L'AMANT DÉLICAT, l'auteur aborde les desserts dont le gastronome peut se passer sauf s'il s'agit de la belle en personne... d'ailleurs « c’est à votre invitée de vous l’accorder. Cependant des fruits de saison peuvent être présentés en coupes. Vous les parfumerez de kirsch ou de marasquin. C’est une manière adroite de faire absorber l’alcool aux vierges sages qui, obstinément, le refusent. Il n’y aura plus loin alors de cette coupe aux lèvres.»
Parution le 17 novembre 2009aux Éditions de l’Épure
Auteurs : Ned Rival
65 illustrations originales de Roland Topor
320 recettes et conseils environs
Format : 205 x 305 mm
148 pages + couverture cartonnée toilée
Dos carré cousu collé
Prix public : 35 euros
ISBN : 978-2-35255 - 119-5
1ère parution en 1971
aux Éditions Daniel Filipacchi
mercredi 9 septembre 2009
Souvenir d'un week end à Rome
Le festin de Trimalchion revu par Emmanuel Giraud
A la Villa Medici, la nuit du 5 septembre...
Un banquet digne de la Rome antique à la Villa Medicis - Nouvel Obs
Une performance culinaire hors du commun dans les jardins de la Villa Médicis. L'artiste culinaire Emmanuel Giraud, pensionnaire de l'Académie de France a Rome, a été chargé de réinterpréter le fameux banquet de Trimalchion, tirée du Satyricon, l??uvre de Pétrone écrite au Ier siècle.
Une performance culinaire hors du commun dans les jardins de la Villa Médicis. L'artiste culinaire Emmanuel Giraud, pensionnaire de l'Académie de France a Rome, a été chargé de réinterpréter le fameux banquet de Trimalchion, tirée du Satyricon, l??uvre de Pétrone écrite au Ier siècle.
vendredi 26 juin 2009
mardi 23 juin 2009
Cadavre exquis, exercice de style
pour Lancôme
voilà un bel exemple de marketing viral et 2.0 emprunt de poésie.
J'ai fais le premier pas, à vous de continuer la marche, à suivre...
J'ai fais le premier pas, à vous de continuer la marche, à suivre...
lundi 22 juin 2009
On ne joue pas à table >
Charlotte Brocard
Beaucoup moins drôle à regarder qu'à pratiquer, l'exposition des ustensiles et autres nappes terrain de jeux créés par Charlotte Brocard pour son mémoire de fin d'études à Duperré-Olivier de Serre est visible à la Galerie Fraich'attitude, 60 rue du Fbg Poissonnière dans le 10ème à Psaris...
On ne joue pas à table, le site.
On ne joue pas à table, le site.
jeudi 11 juin 2009
La baguette énorme en gala par
Mimi Oka & Doug Fitch

Le 20 juin 2009, dans le cadre du festival Excentrique, les artistes Mimi Oka & Doug Fitch sont de retour en France pour une performance culinaire gargantuesque propre à nourrir tout un village…
LA BAGUETTE DE PAIN COMME R’ALIMENT POPULAIRE
Le pain et plus particulièrement la baguette seront pris par Oka et Fitch comme symbole traditionnel de partage et de rassemblement. Il s’agira de préparer et de cuire une baguette énorme capable de nourrir tout un village, celui de Saint-Benoît-du-Sault, classé parmi les plus beaux villages de France.
20 MÈTRES DE BAGUETTE CHERCHENT COMPAGNONS
La création de La Baguette sera l’occasion d’organiser un banquet géant mais pas seulement : sa préparation, sa cuisson, sa sortie du four, sa levée seront l’enjeu d’un rassemblement et d’un investissement humains sans lesquels La Baguette Énorme en Gala ne pourrait exister. Ce morceau de pain paroxystique deviendra l’aliment-objet principal autour duquel on se réunit et sur lequel on s’attable.
OYÉ OYÉ BONNES GENS DU PAYS
Des fromages de Valencay et Pouligny, du citrouillat et autres spécialités gourmandes en passant par le bocal à cornichons de grand-maman, chacun des villageois et des visiteurs du festival est invité à apporter de quoi farcir La Baguette Énorme en Gala.
LA BAGUETTE COMME TERRAIN DE CHASSE AUX TRESORS
Farcie d’un melting-pot d’offrandes comestibles ou non, La Baguette géante recèlera de trésors gourmands et d’objets insolites cachés et cuits dans sa mie. Au hasard du plan de table, chacun se fera chasseur et acquéreur d’un magot qu’il pourra ingérer ou emporter.
COMPAGNONS, HISSEZ HAUT
L’invitation au banquet ne vaudra qu’accompagner d’une invitation à hisser haut La Baguette Énorme pour un défilé au fil des rues jusqu’au point de « r’aliment »… Autrement dit, sans la complicité des villageois, cette lourde histoire gastronomique ne s’écrira pas.
Quand ?
Samedi 20 juin 2009
15:00 préparatifs > 16:30 mise à feu du four > 18:00 mise au four de la baguette > 19:30 défilé et banquet
Où ?
À 2 heures d’Orléans, 30 minutes de Poitiers, 20 minutes de Châteauroux > Saint Benoît-du-Sault > 736 habitants >
Code 36170 > Accès A10 direction Orléans > A71 direction Vierzon > A20 direction Châteauroux > sortie 20 > D36 direction Parnac
L E S A R T I S T E S
En 15 ans, Mimi Oka et Doug Fitch ont créé une série d’explorations dans l’univers du comestible au fil de repas expérimentaux multi-sensoriels joyeusement intitulés "Fêtes Orphiques", en hommage à Guillaume Apollinaire et aux Orphistes, peintres cubistes portés vers l’abstraction et aspirant à la pureté de l’expression.
Cuisiniers, hôtes, artistes, conteurs, sculpteurs… Mimi Oka et Doug Fitch composent des tableaux vivants avec de la nourriture, créent des installations comestibles, préparent de copieux banquets s’inspirant de jeux de mots, d’anecdotes, de tableaux, avec un sens poétique non dénué d’humour.
Leurs fêtes orphiques en tant qu’œuvres collectives, vivantes et éphémères échappent au cadre de la galerie comme à celui du musée. Seules les photos et les vidéos rendent compte de ces performances autant théâtrales que plasticiennes où la table se fait scène de jeu, où le convive est tout autant spectateur qu’acteur, où les pratiques culinaires sont transcendées pour donner naissance à une nouvelle gestuelle. Imaginez-vous, les fesses et les pieds dans l’eau d’une rivière, attablé à une embarcation baptisée « Ile flottante ». Outre le fait d’être devenu un des ingrédients de la recette du célèbre dessert, vous voilà, le dessert servi, mis en abyme en train de manger une île flottante.
Les sources d’inspiration sont multiples, mais leur démarche est simple : considérer l’acte de se nourrir et essayer de l'étendre à tous les sens, y compris les choses de l'esprit.

E X C E N T R I Q U E
Mis en œuvre par Culture O Centre et porté par le Conseil Régional depuis 2006, Excentrique, festival pluridisciplinaire et international, a pour vocation de s’ancrer dans le territoire de la région Centre et auprès de sa population. Du spectacle vivant aux arts plastiques, de la littérature au cinéma, de l’urbanisme à la gastronomie… Excentrique s’attache aux démarches singulières qui tentent la transversalité et le décloisonnement par l’implication de la population locale. Saint-Benoît-du-Sault sera une des onze étapes de l’édition 2009 du festival Excentrique. Pour toute information sur la programmation du festival : www.excentrique.org
PLUS D’INFORMATION AUPRÈS DE
LE DIRE & LE GOÛT
mardi 28 avril 2009
Le Whif ou la dégustation inspirée
Amis aérophages, passez votre chemin,
Asthmatiques, vous ne serez pas perdus...
Amateurs de chocolat et fumeurs de la pause café, non plus...

Frusté de ne plus téter sa cigarette (attablé !) au moment du café ?
Accro à l'association chocolat + café ?
David Edwards (Harwardien et fondateur du Laboratoire) crée le 2-en-1 qu'il vous faut :
LE WHIF.
Annoncé comme "une nouvelle sensation gustative à la frontière d'une révolution culinaire", Le Whif serait "l'art de se régaler par inspiration".
Has been le couteau et la fourchette, avec le Whif (qui s'apparente plus à un "inhalateur de saveurs"), David Edwards et Thierry Marx inventent la dégustation "par aérosol".
Pour une séance de gonflette papilles et pour s'enfler la panse, courons whiffer le 29 avril chez Colette et Laboratoire.
Il parait que c'est presque sans calorie, ainsi on pourrait presque s'envoler...
Le Whif est disponible àla vente au Labo'shop, la boutique du Laboratoire.
Asthmatiques, vous ne serez pas perdus...
Amateurs de chocolat et fumeurs de la pause café, non plus...

Frusté de ne plus téter sa cigarette (attablé !) au moment du café ?
Accro à l'association chocolat + café ?
David Edwards (Harwardien et fondateur du Laboratoire) crée le 2-en-1 qu'il vous faut :
LE WHIF.
Annoncé comme "une nouvelle sensation gustative à la frontière d'une révolution culinaire", Le Whif serait "l'art de se régaler par inspiration".
Has been le couteau et la fourchette, avec le Whif (qui s'apparente plus à un "inhalateur de saveurs"), David Edwards et Thierry Marx inventent la dégustation "par aérosol".
Pour une séance de gonflette papilles et pour s'enfler la panse, courons whiffer le 29 avril chez Colette et Laboratoire.
Il parait que c'est presque sans calorie, ainsi on pourrait presque s'envoler...
Le Whif est disponible àla vente au Labo'shop, la boutique du Laboratoire.
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